Séjour de Si Jeunesse Savait dans le Bas-Congo
le 18/05/2010 à 07h14
les deux animatrices de SJS et une participante

En collaboration avec PARF/APC, Si Jeunesse Savait, a effectué un voyage de 5 jours dans la région du Bas-Congo dans le cadre de notre projet  violences et TIC (technologies de l’information et de la communication). Dans le but d’apporter un plus dans la vie quotidienne des femmes et les filles du Bas-Congo, précisément dans la ville de KWILU-NGONGO et de KIMPESE.

Nous avons d’abord séjournées à KWILU-NGONGO, où nous avons rencontrées les élèves de l’école MPUSH dans le cadre de plaidoyer sur <<Ma protection sur internet>> puis les femmes rurales sur l’usage des tics, sur les petites subventions qu’on lancera des ce 26 mai 2010. Nous avons commencé le plaidoyer avec les élèves parce qu’ils avaient cours  les après-midi. Au début les filles étaient timides ; elles n’arrivaient pas à prendre la parole contrairement aux garçons qui très étonnés que les filles ignorent leur droits, l’un deux demanda à ce qu’on change le sujet en ­"violence faite à l’homme". (Pour rire)

Après leur avoir mis l’eau à la bouche, les langues ont commencées à se délier. Après que l’oratrice ait expliquée et développée le sujet : "violences et TIC", elles ont à leur tour raconté les violences qu’elles sont victimes quotidiennement. Notamment les harcèlements au téléphone par des inconnus (dragues, insultes, intimidations…) ; la mauvaise utilisation de l’internet qui institut et qui peut détruire également. Comme par exemple : apprendre la magie, les sites pornographiques etc. 

Avec les femmes rurales, elles étaient plutôt curieuses de savoir ce que nous les avons apportées comme nouvelles. Après avoir expliqué ce que c’est la violence et TIC, c’était au tour des mamans de nous dire ce qu’ils ont compris et si elles ont des questions. A notre grande surprise, elles avaient bien assimilées le sujet. Elles nous ont racontées leur quotidien avec le téléphone qui est inclus dans les TIC. L’une d’elle nous raconte comment son mari a eu des problèmes de santé à cause du téléphone portable. Le téléphone de son mari n’arrêtait pas de sonner pendant la nuit à cause des doléances. A la fin il ne trouvait plus sommeil parce qu’il ne dormait plus assez. Elle a pris la résolution d’éteindre le téléphone de son mari avant de dormir pour sauver la santé de son mari. Une autre avait reçue un téléphone de sa belle fille résident à l’étranger, mais celle-ci s’est vue arracher le téléphone, pour la simple raison qu’elle passait trop de temps à parler au téléphone avec sa belle fille certainement qu’elle lui a trouve un amant. Furieuse, elle décida de s’acheter un autre téléphone par ses propres moyens parce qu’elle était en droit d’en posséder un. Elle s’est tue à la tache de préparer et de vendre les chikwangues pour enfin s’en acheter après 3 semaines.

Nous avons donc quittées KWILUNGONGO le soir, pour arriver à KIMPESE tard la nuit. Le vendredi matin nous avons rencontrées les femmes de médias avec qui nous avons eu un débat toujours dans le cadre de « violences et TIC». Nous les avons rappelées le rôle qu’elles sont en tant que femmes de médias. C’est grâce à elles et aux technologies de l’information qu’elles manipulent tous les jours que notre message atteindra les zones les plus reculées. Bien sur qu’elles nous ont racontées les difficultés qu’elles  rencontrent en tant que femmes de medias dans leur foyer, avec les collègues de travail et aussi  dans leur familles. Nous avons entendu le témoignage d’une des femmes de medias, deux enfants sont envie aujourd’hui grâce à son émission de vulgarisation des jeunes filles qui avortent par peur d’être renvoyer de l’institut. Apres notre passage elle s’est portée garant de militer contre cette loi instaurée par les hommes qui dirigent cet institut et qui n’a pas de sens. C’est dans les après midi que nous avons rencontrées les femmes rurales à qui nous avons parlées de « violences et TIC ». Elles nous ont fait part des violences que leurs filles et elles mêmes rencontre dans la vie quotidienne. Leurs filles sont victimes d’injustices là ou elles travaillent pour la simple raison qu’elles sont femmes. Le jour après, nous avons rencontrées les        étudiantes des différentes universités de KIMPESE. (UPK : université protestante de kimpese et IME : institut médicale  Avec qui nous avons parlées des  « violences et TIC » et à leur tour elles nous ont fait part des violences qu’elles subient pendant les années académiques. L’une d’elles à due reprendre tout un cycle à cause de l’harcèlement d’un professeur dont elle a été victime. Pour ne pas céder à la proposition indécente elle a décidée de tout quitter pour recommencer ailleur. Elle a due payer un grand prix pour cela, mais au moins elle a gardée sa dignité en tant que femme dit- elle.

 
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